Bien-être animal

Le bien-être animal est un domaine d’intérêt central au sein de l’altruisme efficace. Il se concentre sur les moyens d’améliorer le bien-être des animaux non humains, principalement dans les élevages industriels et dans la nature.

Les animaux constituent actuellement la grande majorité des êtres sentients. Entre 1 et 2,8 milliards d’animaux sont tués pour la nourriture chaque année, et il y a encore beaucoup plus d’animaux sauvages⁠1. Bien que de nombreux experts s’accordent à dire que les animaux présentent certains signes de sentience, la question de savoir quels animaux sont sentients, et comment nous devrions comparer le bien-être entre les différentes espèces sentientes, reste ouverte.

Malgré son importance, le bien-être animal est très négligé : les organismes de bienfaisances pour les animaux ne reçoivent que 3 % des dons caritatifs, et 99 % de cet argent est consacré aux animaux de compagnie, qui représentent moins de 0,1 % de tous les animaux domestiqués⁠2.

Le domaine semble également avoir un certain potentiel d’amélioration. Open Philanthropy estime que les campagnes pour le bien-être animal dans les entreprises ont permis d’épargner un année de confinement dans une cage à environ 250 poules, pour chaque dollar dépensé⁠3.

Certaines personnes ont fait valoir que, si l’on considère que les êtres futurs ont une importance morale, les interventions visant à améliorer le bien-être animal à court terme peuvent ne pas être aussi efficaces en termes de coûts que les interventions visant à influencer l’avenir lointain, étant donné le nombre astronomique d’animaux qui pourraient potentiellement exister. En réponse, d’autres ont fait valoir que les tentatives d’amélioration du bien-être animal à court terme auront également des effets indirects à long terme fortement positifs⁠4 Une objection à cet argument est qu’il serait remarquable qu’une intervention sélectionnée pour ses effets à court terme ait justement de meilleures conséquences à long terme que toutes les autres interventions⁠5. En outre, les critiques ont fait remarquer qu’il existe des raisons théoriques de s’attendre à ce que les interventions axées sur les humains aient de meilleurs effets à long terme que les interventions axées sur les animaux⁠6. Les considérations relatives à cette question sont nombreuses, complexes et difficiles à évaluer, et le débat n’est actuellement pas résolu⁠7.

Pour en savoir plus

William MacAskill & Darius Meissner (2023) Acting on utilitarianism, Par Richard Yetter Chappell, Darius Meissner & William MacAskill, Oxford, sec. ‘Cause prioritization: Farm animal welfare’.

Jess Whittlestone (2017) Animal welfare, Effective Altruism, 16 novembre.

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cognition animale • sentience animale • bien-être des animaux d’élevage • souffrance • spécisme • bien-être des animaux sauvages

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